mercredi 17 décembre 2014

TRIBUNE LIBRE - Décembre 2014



De l’incidence de la politique nationale sur la vie municipale…

Nous sommes tous étourdis par la quantité d’informations, de réformes, de textes de loi  qui nous parviennent quasiment quotidiennement de la part de nos gouvernants nationaux.

Nous devons sans cesse adapter notre stratégie municipale et donc nous acclimater aux avancées, aux « reculades », aux différents aménagements, aux réformes faites à la va-vite... Comme nous l’avons toujours fait, nous appliquons naturellement la loi.

Par exemple, bien que le cadre initial ait été très imprécis au départ, nous nous sommes attachés à mettre en œuvre intelligemment la réforme des rythmes scolaires. Nous avons souhaité privilégier en priorité l’intérêt des enfants et les habitudes de vies des parents.

Cependant, il ne faut pas se mentir, l’organisation et la gestion sont complexes, les coûts associés très importants. A l’échelle de Segré, ce ne sont pas moins de 35 personnes et 150 000€/an qui sont nécessaires pour appliquer cette réforme.

Aujourd’hui, une partie de ces dépenses (environ un tiers) est prise en charge par l ‘état, qu’en sera-t-il demain, dans 2 ans, dans 4 ans ?

Alors, notre agacement est grand lorsque la cour des comptes, dans son dernier rapport national estime que les comptes des collectivités ne sont pas gérés efficacement… que ces dernières recrutent trop d’agents…

A l’heure où les services de l’état se désengagent de plus en plus (très prochainement l’instruction des permis de construire ne sera plus assurée la Direction Départementale des Territoires), à l’heure où les dotations de l’état aux mairies diminuent de manière imprudente, à l’heure où l’on nous impose la mise en place de réformes qui génèrent des coûts de fonctionnement importants, laisser entendre que la gestion des collectivités est hasardeuse est un peu difficile à entendre.

Habituellement, dans nos tribunes, nous évitons soigneusement de mêler la politique et la gestion de notre ville. Celle-ci fait exception car nous ne pouvons tout laisser dire sans évoquer les répercussions sur la vie municipale et les contraintes infligées.

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